lundi 7 mai 2018

A l'Attention de Bruno Denaes, Médiateur du groupe Radio-France.

Monsieur,


Dans le cadre du Collectif « Citoyens Debout », nous poursuivons au long cours une récolte des opinions politiques des Français depuis 2016. Dans un premier temps, nous avons effectué une marche entre Clermont-Ferrand et Paris où nous avons pu croiser le Député Jean Lassalle et lui ouvrir un espace web pour interagir avec nos suiveurs. 

C'est aussi durant cette première marche que nous avons pu entamer notre patient travail de recueil de témoignages de Français pour dessiner progressivement ce que peut être « l'opinion publique » de notre pays. En tout cas cela autrement mieux que l'entre-soi d'un microcosme journalistique parisien. En tout cas bien mieux que l'entre-soi d'un microcosme journalistique parisien. Nous avons poursuivi notre récolte de témoignages cette année encore entre le 18 Avril et le 3 Mai dernier, bien que ce soit à vélo que nous ayons traversé la France, et avec pour point de départ la ville de Bordeaux.

Notre base de données malgré les faibles moyens qui sont les nôtres, est riche de plus de 200 témoignages, dont une grande partie reste encore à traiter et diffuser. D'autres entrevues sont déjà en ligne sur notre site citoyensdebout.fr ainsi que sa chaîne youtube associée.

Les questions ont toujours été sensiblement les mêmes pour tous les Français que nous ayons eu à rencontrer sur notre route :

  • Que pensez-vous de l'actuel "Président de la République" ?
  • Seriez-vous favorable à la sortie de l'U.E, l'euro et l'OTAN ?
  • Que pensez-vous des informations délivrées par les grands médias publics et privés ?
  • Seriez-vous favorable à un processus constituant permettant d'instituer la démocratie (directe) en France ?
Nous pensons en tant qu'observateurs attentifs de la Société française, avoir quelque chose à dire sur ce qu'on appelle « l'opinion publique » sur des questions politiques essentielles pour tous nos concitoyens, et de la qualité et la diversité des programmes radiophoniques publics qui devrait en découler naturellement sur les stations France Inter et France Info.

Depuis le Vendredi 4 Mai dernier, nous sommes sous les fenêtres de la Maison de la Radio face à la Porte de Seine. A plusieurs reprises nous avons fait demander à ce que Sybile Veil ou l'un des responsables de la maison Radio France, prenne le temps de nous recevoir ou mieux encore, venir à notre rencontre. Ce qui a débouché sur d'ineptes fins de non-recevoir, si l'on tient compte que le Groupe Radio France n'est pas un organisme privé. Votre propre salaire Monsieur le Médiateur, est pour partie constitué des impôts payés par les contribuables que nous sommes. Il en va de même pour tous les journalistes du Groupe Radio-France, tout autant que sa directrice générale du moment. Or, tout citoyen peut demander compte à un agent public.

Nous ne sommes évidemment pas nombreux, et pouvons être affublés de « marginaux » ou autres quolibets permettant de discréditer notre démarche et se dédouaner de faire l'effort de nous rencontrer. Ce n'est pas que nous manquions de millions de gens pour être d'accord avec ce que nous faisons et pensons, mais que ces millions de personnes ont une certaine difficulté à s'autoriser à rêver d'un Grand Soir. Pour notre part, nous ne nous en cachons pas : nous assumons espérer qu'une révolution médiatique et politique advienne dans notre pays, cela pour le Salut de notre patrie.

Nous souhaitons pouvoir alerter les Français sur le fait que des personnalités ou opinions politiques soient littéralement censurées du Groupe Radio France, quand elles ne sont pas diffamées par les commentaires d'un grand nombre de journalistes ne cachant clairement pas leurs opinions européistes et libérales. Opinions qui ne reflètent absolument pas celles qui sont majoritaires au sein de la population française, et dont nous nous scandalisons qu'elles soient censurées ou salies sur les ondes de France Info ou France Inter.

A ce titre, nous souhaitons pouvoir adresser notre message à la nation concernant des crimes de haute trahison et de financement du terrorisme que nous reprochons à M. Macron, tout comme nous souhaitons expliquer sur vos ondes pourquoi il est urgent de sortir de l'U.E, l'euro et l'OTAN et enfin pourquoi il est d'une impérieuse nécessité d'entamer des travaux de réécriture de notre Constitution.

Nous considérons que les efforts produits, les quantités de témoignages de Français récoltés, les encouragements et soutiens que nous recevons ; commandent à ce que le Service Public de l'Information se fasse le relais de ce que nous avons à dire, cela parmi d'autres informations ou opinions contraires à nos considérations.

C'est d'ailleurs pour cette dernière revendication que nous nous battons en premier lieu. Et si nous souhaitons qu'une occupation de la Maison de la Radio s'instituasse avec la Solidarité de nos concitoyens les plus scandalisés par les pratiques qui nuisent à la Liberté de la Presse, c'est parce que nous accusons sans qu'il soit nécessaire d'user de précautions de langage, le groupe Radio France d'incessantes violations de la Charte de Munich.

Radio Paris Ment encore et toujours !

Que ce soit par la propagande de guerre contre la Syrie ou la Russie, la campagne Marketing d'Emmanuel Macron ou la censure flagrante lorsque ce n'est pas la diffusion de fausses nouvelles pour participer d'un bruit de fond médiatique favorable à des intérêts particulièrement prédateurs : les journalistes de Radio-France nous mentent !

Nous pensons que la seule voie honorable qui restasse au Groupe Radio-France pour satisfaire aux attentes de « l'opinion publique » (qui est aussi une contribuable exigeante), est désormais de faire entendre TOUTES les opinions, y compris celles qui peuvent heurter la sensibilité de certaines entités financières, étrangères, journalistes ou politiciens notoires, voire même celle de son altesse sérénissime Emmanuel Macrotte. Nous nous autorisons d'ailleurs le droit de le traîner dans la boue avec force, humour, faits, lois, et respect de la vérité et nous saurons défendre la nécessité de sa destitution sans que l'écrasante majorité du peuple considérasse que cela puisse constituer une quelconque menace pour la Démocratie en France.

Nous vous réclamons du temps d'antenne, et nous nous permettons même d'en exiger une part substantielle afin de pouvoir dire ce que nous ont confié les Français dans les villes et villages que nous avons traversé, ainsi qu'offrir quelques éléments de compréhension quant à nos propres revendications politiques et démocratiques.

Nous considérerions comme une faute morale, éthique et politique que la censure demeurasse, à commencer par celle qui entoure les manquements révélés par nos revendications. C'est avec l'esprit de main-tendue que nous venons, même si notre jugement sur le travail produit par votre institution ces dernières années ne souffre d'aucune compromission. Nous considérons simplement que vous avez l'opportunité de démontrer que vous souhaitez améliorer la neutralité et le pluralisme du service public pour lequel vous travaillez, que vous êtes pour cela prêt à écouter, proposer avec nous des solutions et accepter la remise en cause de vos choix éditoriaux ou sur une partie de vos ressources humaines dédiée à l'animation et au traitement de l'actualité. Cela afin de mettre l'accent sur l'équilibre des opinions et l'éducation populaire sur des disciplines telles que l'économie, la monnaie, le droit, l'histoire et les sciences. Toutes étant nécessaires à ce que chacun puisse constituer ses choix politiques en libre conscience.

Nous voulons entendre des gens comme Etienne Chouard, François Asselineau, Jacques Cheminade, Jacques Nikonoff, Georges Gastaud, Alain Chouet, Caroline Galacteros, Jacques Sapir, Michel Drac, Olivier Berruyer et bien d'autres analystes de la vie politique en France qui trouvent un large auditoire sur les réseaux sociaux, et pratiquement aucun sur les ondes du groupe Radio France. Il s'agit de reconnecter les opinions qui sont écoutées sur la Toile avec celle qui s'entend à longueur de matinée sur France Inter.

Les Français ne sont pas européïstes, pas plus qu'ils n'apprécient le libre échange ou les guerres que Bernard Henri Levy tient tant à ce que nous fassions pour le compte du pays qu'il représente. Et ils ont le droit d'entendre leurs opinions représentées à égalité de traitement avec celles d'Emmanuel Macron, Jacques Attali, Henri de Castries, Patrick Drahi, Léa Salamé et consort, cela sans risquer des fatwas journalistiques en « populisme » ou « complotisme ».

Nous ne vous cachons pas que l'éviction de l'animatrice citée plus haut de la matinale de France Inter, serait la démonstration sensible d'un changement de mentalité sur la façon de faire du journalisme sur le service public de l'information.

Nous exigeons des journalistes sérieux, intègres et respectueux de leurs invités.

Nous exigeons autant de temps d'antenne accordé aux partisans du Frexit qu'à leurs opposants.

Nous réclamons vos propositions pour améliorer les choses en ce sens.

Bien cordialement,

le Collectif « Citoyens Debout »

LIEN UTILE : http://mediateur.radiofrance.fr/





mercredi 2 mai 2018

Débriefing de la remontée à vélo entre Bordeaux et Paris du Collectif Citoyens Debout


Madame, Monsieur le Député,

En 2016, notre collectif « Citoyens Debout » animé par nous deux (Sylvain Nisole et Sylvain Baron), avait entamé une marche entre Clermont-Ferrand et Paris dans le but d'interroger les personnes croisées sur la route sur leurs opinions politiques. Nous avons ainsi recueilli des dizaines de témoignages de Français de tous horizons dont une grande partie a été publiée sur notre chaîne Youtube et notre site internet citoyensdebout.fr.

Aujourd'hui en date du 3 Mai 2018, nous venons de terminer une initiative similaire entamée le 18 Avril dernier depuis la ville de Bordeaux. Les questions que nous avons posé aux Français tout au long des villes étapes traversées étaient invariablement les mêmes :
  1. Que pensez-vous d'Emmanuel Macron ?
  2. Qu'avez-vous pensé de la décision de ce dernier de bombarder la Syrie le 14 Avril dernier ?
  3. Que pensez-vous de l'Union européenne et l'euro ?
  4. Pensez-vous que nos grands médias publics et privés retranscrivent parfaitement la diversité d'opinions politiques française ?
  5. Seriez-vous favorable à des réformes constitutionnelles rendant possible pour chaque citoyen, de pouvoir légiférer directement indépendamment de notre représentation politique par l'entremise du référendum d'initiative populaire, et un tel système démocratique vous rendrait-il plus impliqué(e) en politique ?
Nous ne pouvons prétendre parler au nom de tous les Français, ni faire valoir un quelconque monolithisme de ces derniers dans les réponses apportées. Toutefois, sur des dizaines de témoignages recueillis que nous allons peu à peu mettre en ligne sur nos supports internet, nous pouvons faire ressortir de grandes tendances, cela sans biais idéologique de notre part. Nous précisons que nous avons toujours pris soin d'éviter toute discussion politique laissant transpirer nos propres idéaux avant chaque entrevue, afin de ne pas influencer les réponses des citoyens interrogés.
  1. Il ressort donc que pour l'écrasante majorité des personnes interrogées, Emmanuel Macron est « un banal agent du Système » qui n'apportera aucune avancée sociale ou démocratique à l'égal de ses prédécesseurs. Si les Français lui reconnaissent un certain talent en terme de communication et une fermeté appréciée dans la défense de ses convictions, il reste à leurs yeux un banal pion de l'oligarchie à la solde des « banquiers » qui a été promu à la fois par des intérêts financiers et des journalistes totalement asservis. La majorité des personnes que nous avons interrogé, lui reconnaît donc à la fois un certain talent politique tout en restant fermement opposée à sa politique libérale et favorable aux intérêts prédateurs dont il n'est qu'un docile valet à leurs yeux. Très peu d'entre elles pensent qu'il soit au centre du pouvoir politique français et que les décisions soient prises à l'Elysée sur l'agenda des réformes qu'il compte mener. En 2016, nous recevions le même type de réponses à propos de François Hollande, quoi que sur sa personnalité, les critiques étaient autrement plus corrosives que celles entendues à propos d'Emmanuel Macron.
  2. A la question du bombardement de la Syrie décidé par Emmanuel Macron, la majorité des réponses reçues pourrait se résumer en ce propos : « nous ne savons pas exactement ce qu'il se passe sur place, et nous avons bien assez de problèmes à résoudre en notre propre pays pour nous permettre de telles actions militaires ainsi que donner des leçons de démocratie à d'autres peuples ». Si nous n'avons pas précisé en amont de notre interrogatoire que cette décision d'Emmanuel Macron viole spécifiquement l'article 2 de la Charte de l'ONU ; l'article 14 du préambule de la Constitution du 27 Octobre 1946 faisant partie intégrante de notre bloc de constitutionnalité ainsi que l'article 5 de la Constitution de la Vème République sur le respect des traités (et donc notamment la Charte de l'ONU et les Conventions de Vienne concernant la prohibition du recours à la menace, l'emploi de la force ou toutes formes d'ingérences dans les affaires intérieures d'un Etat), nous avons noté avec soulagement que la majorité des Français restent malgré leur méconnaissance du droit constitutionnel et international, tout à fait en phase avec les grands principes qui sont les plus à même de garantir la paix entre les nations.

    Nous relevons que si environ la moitié des citoyens interrogés, tient pour vraies les affirmations politiques et médiatiques qui participent à la propagande de guerre contre
    « le régime » syrien, paradoxalement, elle s'estime très mal informée sur la réalité de ce conflit et considère que journalistes et personnalités politiques impliquées dans cette communication belliciste à l'égard de la Syrie, n'hésitent pas à « mentir » régulièrement sur ce dossier. Sur des dizaines de témoignages collectés, seules deux personnes ont fait part de leur soutien à cette campagne militaire contre la Syrie, au nom des « valeurs » (dont nous continuons de nous interroger pour notre part, quant au pacifisme et à la noblesse de ces dernières).

    En synthèse, nous nous étonnons donc que plus de la moitié des citoyens interrogés soient convaincus que Bachar al Assad soit le dernier des tyrans, même si la majorité d'entre eux pensent que l'oligarchie politico-médiatique colporte volontiers des mensonges à propos de la situation en Syrie. Aucune des personnes interrogées ne savait que Bachar al Assad a mis fin à l'état d'urgence qui régnait depuis plus de trois décennies dans son pays lors de sa prise de pouvoir ; qu'il a fait libéré des prisonniers politiques dans le même temps ; libéralisé l'économie de son pays ; fait voter par référendum une Constitution établissant le respect de la diversité d'opinions dans les médias et partis politiques, ni enfin que la Syrie est un pays laïc ayant des liens culturels et historiques très importants avec la France. Aucun n'avait entendu parler non plus du projet de gazoduc irano-syrien qui concurrençait un projet similaire proposé par le Qatar et la Turquie. Aucun n'a soulevé les intérêts israéliens dans la déstabilisation de la Syrie, ni même évoqué les ingérences de la Turquie, du Qatar ou de l'Arabie Saoudite. Nous relevons en clair que l'éducation des français sur les réalités géopolitiques qui sous-tendent les guerres occidentales au Moyen-Orient ou en Afrique sont totalement ignorées, de même que le point de vue de la Syrie ou de la Russie sur ce conflit n'est absolument pas entendu par nos concitoyens.
  3. « On aurait jamais dû la faire » ! Nous savions déjà depuis notre marche de 2016 que l'Union européenne n'avait pas bonne presse pour les Français, et pas seulement dans nos milieux militants. Mais durant notre remontée printanière sur Paris en 2018, nous avons été particulièrement (et agréablement) surpris par la répétition de cette phrase : « on aurait jamais dû la faire ». Le deuil entre les Français et l'U.E ainsi que l'euro est consommé désormais. Certes, beaucoup craignent qu'une sortie de l'U.E et l'euro puisse avoir des conséquences cataclysmiques (nous saluons ici la propagande anxiogène à ce sujet) mais pour autant, près de la moitié des personnes interrogées, nous a fait part qu'elle considère que la création de l'U.E et l'euro est une erreur - sinon une trahison - de la part de ses promoteurs.

    Une bonne moitié des Français ayant accepté de nous répondre, indique qu'elle n'a pas peur de sortir tant de l'U.E que l'euro, et que la France est un pays suffisamment puissant pour s'en sortir seule, comme à l'ère d'avant Maastricht. Aucun témoignage, y compris parmi les les plus angéliques sur la question, n'a fait part d'une quelconque satisfaction sur la construction européenne. Les Français que nous avons rencontré, comme en 2016 entre Clermont-Ferrand et Paris, témoignent de leur ignorance du contenu des traités et du fonctionnement de la monnaie. Leur ressenti est plus intuitif. Ils discernent l'avant et l'après, particulièrement pour celles et ceux ayant plus de 35 ans. Tous considèrent que depuis l'euro, la vie s'est renchérie et que la situation sociale et économique ne cesse de se détériorer. Malheureusement, une bonne moitié pense qu'il est possible d'améliorer l'institution et ignore totalement qu'il faut obtenir l'unanimité de 28 conflits d'intérêts pour changer la moindre virgule de ces traités scélérats comme en dispose l'article 48 du Traité sur l'Union européenne. Aucun citoyen rencontré ne s'estimait éduqué sur la notion de souveraineté nationale et tous les grands principes constitutionnels et de philosophie du droit qui s'y rapportent.
  4. Vous vous en douterez certainement, les Français n'ont pas été tendres dans leurs réponses à propos des médias. « Ils nous mentent » ; « ils racontent que ce qu'ils veulent bien que nous entendions » ; « ils font du battage médiatique sur des affaires mineures ou des faits divers et occultent des questions politiques et sociales importantes » ; « ils ne servent que l'idéologie des journalistes » : telles sont les réponses les plus régulièrement entendues. Les Français sont las de la « pensée unique » et ne sont absolument pas dupes du travail de sape démocratique d'un trop grand nombre de nos journalistes. Si la Charte de Munich établissant le Code de déontologie et d'éthique des journalistes leur est inconnue, ils s'indignent très clairement de la médiocrité intellectuelle qui sied dans les grands médias publics et privés de notre pays. Ils constatent que les débats politiques et intellectuels les plus profonds se font rares et quasiment jamais aux heures de grande écoute. Paradoxalement, ils ne savent pas où rechercher de l'information alternative et restent méfiants vis à vis de l'outil internet qu'ils considèrent comme trop « fourre-tout ». On y trouve autant des informations sérieuses que des « fake news » à leurs yeux. Aucun n'a pu nous citer un site d'information alternatif ou étranger leur permettant d'entendre un son de cloche différent de l'actualité économique ou internationale, mais la demande est pourtant forte à ce sujet. Globalement, « le parisianisme » ; « l'arrogance » et « l'idéologie » de la plupart des journalistes est source de colère. Ils reconnaissent cependant que certains journalistes font encore du bon travail, et lorsque nous leur avons demandé de noter globalement les grands médias entre 1 et 10, c'est une moyenne de 6 qui a été donnée. Ce sont moins les faits qui sont remis en question que les commentaires des journalistes sur les informations délivrées, qui agacent fortement les Français. L'écrasante majorité des personnes interrogées considèrent que nos grands médias ont sponsorisé la campagne électorale d'Emmanuel Macron et n'ont pas cessé d'être élogieux (et donc sans neutralité) à son égard. Ils n'ont d'ailleurs pas apprécié le lynchage médiatique de François Fillon et la quasi censure des « petits » candidats.
  5. Nous avons été surpris par les réponses des Français en matière de progrès démocratique dans notre pays. Si la majorité se disait évidemment favorable à l’avènement de la démocratie en France, beaucoup s'inquiétaient du manque de culture générale de la population ou des rattrapages qui en découleraient pas des groupuscules minoritaires pour faire avancer leurs propres considérations idéologiques. En clair, un lien était fait entre l'éducation, la notion d'intérêt général et le bon fonctionnement d'un régime démocratique. Pratiquement aucun citoyen interrogé ne remettait en question la nécessité d'une représentation politique, et encore moins le fait que la France ait besoin de femmes et hommes ayant à charge de prendre des décisions pour trancher des débats politiques importants. La moitié seulement se disait prête à s'impliquer plus fortement dans le débat politique si le pouvoir de proposer des lois, les voter et révoquer nos dirigeants par référendum était donné au peuple. Les Français semblent connaître globalement le fonctionnement des institutions suisses et les trouvent préférables au modèle de démocratie dite « représentative » actuellement en vigueur dans notre pays. Ce que nous retenons dans ces échanges est donc la lucidité et la sagesse de nos concitoyens à propos de la démocratie. Ils n'en font pas l'alpha et l'oméga de la bonne gestion politique du pays, ils sont conscients que les passions populaires peuvent dans un cadre démocratique générer plus de problèmes que de solutions, et considèrent très clairement que l'amélioration de nos institutions de telle façon à donner plus de pouvoir au peuple, ne pourrait aller de pair qu'avec une élévation substantielle du niveau d'éducation politique de ce dernier.

En conclusion :

Pour notre part, nous ne nous cachons pas de considérer que M. Macron comme ses deux derniers prédécesseurs est un traître à la patrieet qu'il doit être destitué. Nous revendiquons vouloir sortir de l'U.E, l'euro et l'OTAN afin de rétablir notre indépendance nationale. Nous sommes très clairs sur le fait que nos médias publics et privés les plus importants doivent être réformés tant dans leur personnel que leur fonctionnement. Et bien évidemment nous sommes plus que favorables à ce qu'un processus constituant soit mis en route pour établir la démocratie en France.

Citoyens parfaitement éduqués sur des disciplines telles que l'économie, le droit, l'histoire, la géopolitique ou la philosophie, nous avons profité après chacun de nos entretiens pour faire œuvre d'un peu de pédagogie populaire, ce qui a été fortement apprécié par les Français avec qui nous avons échangé.

Si globalement les réponses étaient sensiblement les mêmes qu'en 2016 sur les mêmes grandes questions générales, nous avons toutefois noté que dans le grand ouest de la France, le niveau d'éducation ou de conscience politique était peut-être un peu plus élevé que dans l'extrême centre du pays. Néanmoins, les trois quarts des Français, comme ceux rencontrés en 2016, restent en déficit d'information et largement défaitistes quant au système politico-médiatique de notre pays.

A leurs yeux, les choses ne peuvent pas changer, ou pour le moins, ne pourrons que s'aggraver progressivement. Nous considérons qu'ils vous revient à vous, mandataires politiques et journalistes que nous interpellons, de nous aider à porter la réalité de l'opinion publique jusqu'au sommet de nos institutions, mais aussi de vous engager avec nous à y trouver des réponses qui puissent redonner foi en notre peuple quant à son avenir.

Nous espérons que vous serez sensibles à ce débriefing de notre marche entre Bordeaux et Paris, et que vous souhaiterez entretenir ou raffermir plus encore vos liens avec notre collectif, pour que nous puissions travailler de façon solidaire, fraternelle et sans partisanerie ou quelconque repli idéologique, à faire advenir une véritable révolution démocratique et sociale en France.

Si nous prenons le soin de vous interpeller, c'est que nous considérons que vous êtes des personnes sur qui le peuple peut compter. Nous avons bon espoir que vous tiendrez compte de nos considérations à votre égard.

Bien cordialement,

Sylvain Nisole
Sylvain Baron

Et tous leurs soutiens du Collectif Citoyens Debout.



mercredi 11 avril 2018

Vous êtes notre ultime rempart : message aux policiers, gendarmes et soldats de la nation



A tous les gendarmes, militaires et fonctionnaires de police, ce message vous est adressé.


Dès l'institutionnalisation de vos corps respectifs à la fin du XVIIIème siècle, la mission qui vous a été confiée, a toujours été de garantir le droit à la sûreté de tous les Français, tel que prévu par l'article 2 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, faisant partie intégrante de notre bloc de constitutionnalité.

Pour les policiers et gendarmes, vous êtes aussi le premier maillon de la chaîne judiciaire assurant (normalement) la garantie d'un Etat de Droit en France. Quant aux soldats appelés à servir notre patrie, votre rôle est en premier lieu d'assurer l'intégrité de nos frontières face à toute invasion étrangère, et par la puissance de feu et la maîtrise de la force qui vous est conférée, prévenir toute hostilité contre la France. Ce qui fait de votre institution le premier maillon diplomatique de notre pays. La dissuasion nucléaire n'est ainsi qu'un aspect de notre position majeure dans l'équilibre des puissances mondiales. Elle repose cependant sur votre savoir-faire et votre sens du devoir.

Si les militaires ne peuvent manifester, les policiers ne sont pas soumis à cette contrainte juridique. En Avril et en Septembre 2017, je suis ainsi venu vous voir sur vos lieux de manifestation pour discuter avec vous, et ce fut l'occasion de conserver quelques contacts avec quelques policiers parfaitement conscients des enjeux généraux qui sous-tendent à la qualité de votre travail. Je suis bien conscient que votre raz le bol ne concerne pas uniquement des problèmes matériels, pécuniers ou d'organisation du temps de service, mais aussi le sentiment que votre rôle consiste désormais à gérer une délinquance et une criminalité devenue endémique, là où en Suisse ou dans bien d'autres pays du monde, un policier ou un gendarme aura plus rarement l'occasion d'avoir à recourir à la force. Sa mission sera d'avantage plus préventive voire sociale dans le bon sens du terme, simplement parce que les conditions de paix publique et du respect de l'autorité de l'Etat, sont établies dans l'environnement général de la Société dans laquelle il est partie prenante.

Si je prends l'exemple de la Suisse pour vous parler, c'est afin que vous vous projetiez très concrètement vers des considérations politiques, démocratiques et économiques pouvant devenir des revendications légitimes permettant de bâtir une véritable politique de sécurité publique.

Pourquoi, y'a t'il une paix sociale préservée en Suisse depuis plus de 4 siècles ?

Premier point, et celui-ci est non négligeable : la Suisse est un Etat démocratique, ce que n'est en rien la France. Il est possible pour tout citoyen suisse, cela au moyen d'une pétition en ce sens, de soumettre une question politique sur n'importe quel sujet, au référendum d'initiative populaire. Cela qu'importe ce que pense le gouvernement suisse du moment. Je pense que tous ceux qui officient dans un corps de CRS ou de gendarmerie mobile, ne peuvent que comprendre qu'il y'aurait bien moins de manifestations à superviser, si notre peuple tout entier disposait du droit de légiférer, ainsi qu'investir et défaire sa représentation politique à son propre profit.

Lorsque l'on surmobilise vos effectifs sur de la contestation populaire plutôt que là où votre formation spécialement dédiée à la gestion du rapport de force, serait réellement utile pour garantir le sentiment de sécurité des Français, il va de soi qu'il faille vous interroger en tant que citoyens, sur les solutions politiques permettant de prévenir et de circonscrire l'usage de la force à un minimum sociétal incompressible. On ne peut considérer une réelle politique de sécurité intérieure sans réflexion sociale et politique, sur ce qui prévient la criminalité en général et ce qui lui oppose une contrainte ferme de l'Etat en dernier ressort. La Démocratie est indéniablement une revendication qui doit être votre, car à n'en pas douter, elle sera bénéfique pour résorber par avance, bien des conflits entre le peuple et le gouvernement.

La Suisse a aussi la particularité d'être indépendante à tout point de vue. Elle n'est ni dans l'euro, ni même dans l'U.E, elle n'est pas membre de l'OTAN, et le peuple suisse est ainsi totalement souverain sur ses politiques publiques, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ses frontières. D'ailleurs, une autre vertu des Suisses (chez qui vous remarquez qu'il n'y a eu aucun attentat « islamiste ») est la neutralité diplomatique. Lorsque les Américains, Anglais, Allemands et Français aboient contre un pays dans le monde au-travers d'une véritable propagande de guerre afin de légitimer le financement du terrorisme et les ingérences sur les affaires intérieures d'un Etat tiers, nos amis helvétiques maintiennent de cordiales voire d'excellentes relations avec le reste du monde. Une part du droit international s'est écrit et se fait respecter en Suisse, comme par exemple les conventions de Genève qui ne connaissent aucun « droit d'ingérence », mais seulement des crimes contre l'humanité. Notre pays est en revanche gouverné par des roquets qui, au nom de valeurs prétendument « républicaines » dont elles ont le signifiant avantage d'être flexibles au prorata du cynisme de ceux qui s'en glosent, passent leur temps à nous mettre à dos l'ensemble des peuples du monde avec qui nous pourrions avoir de bonnes relations. Les crimes contre l'humanité de Nicolas Sarkozy commis en Libye, et le financement du terrorisme opéré en Syrie par François Hollande ont produit quelles conséquences ?
  • Flux migratoires en provenance de la Corne de l'Afrique, intensifiés avec le trafic humain organisé par les djihadistes en Libye et promu par les violons politico-médiatiques pour nous faire passer la pilule de l'ouverture totale de nos frontières à ces migrants illégaux. Non sans cupides et malveillantes ambitions de certains milieux affairistes évidemment.
  • Sidération d'une communauté maghrebo-musulmane française sur nos incessantes guerres au Moyen-Orient et en Afrique, sans que jamais un seul magistrat ou député, alerte nos concitoyens sur l'illicité constitutionnelle et pénale de tels agissements. Rappelons que le sentiment identitaire des musulmans s'incarne dans la Ouma, sorte de fraternité religieuse et internationale dans cette communauté de croyance. Comment une partie de la population française peut donner du sens à des politiques de guerre contre des pays musulmans, alors que ces derniers ne nous agressent nullement ?
  • Tout les échanges de renseignements militaires et de police, d'Etat à Etat, entre la Syrie, la Libye de feu Kadhafi et la France, sont interrompus depuis l'amorce de ces conflits. Je ne crois pas nécessaire de signifier à des gens qui ont l'habitude de récolter du renseignement et investiguer à partir de ceux-ci, que faire un lien entre des attentats que nous n'avons pas pu empêcher en France, et l'interruption de flux de renseignements utiles entre services, n'est peut être pas sans pertinence. Plus encore lorsque l'on sait que bon nombre de « djihadistes » sont passés par la Syrie et que ces fous sont aisément manipulables par d'autres acteurs, qui peuvent tout à fait être étatiques.
  • Gestion des fameux djihadistes sur le retour en France. Et devinez qui seront les premiers acteurs à devoir subir ces difficultés et ces risques en France, si ce n'est les femmes et les hommes qui officient dans les institutions régaliennes de l'Etat ?
L'indépendance nationale, que ce soit sur les frontières, les infrastructures et équipements, la monnaie, le commerce et la diplomatie, vise à garantir l'intérêt général, dont la sûreté des Français fait indéniablement partie. Les Suisses ont toujours des douaniers et une politique de régulation des flux migratoires, comme de capitaux et de marchandises. Outre que cela favorise le plein emploi et des salaires élevés, les contrôles aux frontières garantissent à cette nation de se prémunir par avance et sur le temps long, de tout ce que vous avez à gérer au quotidien, que ce soit dans des ghettos, des bidonvilles ou des zones de transit frontalier. La police et l'armée, dépositaires du monopole de la violence légitime de l'Etat, sont le dernier rempart du peuple français face à tous les arbitraires. Sur vos seuls uniformes, repose le principe d'une nation en arme pour résister à toutes les formes d'oppression. Que les périls soient intérieurs ou extérieurs, qu'ils soient violents et soudains, ou plus insidieux et politiques, j'insiste sur ce point : vous êtes notre ultime rempart.

Si demain le peuple défait par la rue l'oligarchie qui viole sans cesse nos intérêts fondamentaux et notre constitution, les responsabilités sur celles et ceux d'entre vous qui seront mobilisés seront écrasantes, lorsque pour la première fois un Ministre ou Premier Ministre, donnera un ordre de tir contre une foule en colère au préfet.

En Suisse, le problème de conscience ne se pose pas pour les militaires et policiers. Pour la bonne et simple raison que les citoyens suisses sont constitués en armée de milice, ce qui signifie que l'ensemble du peuple est en arme. La Suisse est une armée de conscription. Le service militaire est continu, et renouvelé cycliquement par des stages de remise à niveau. Les citoyens suisses ayant terminé leur service militaire, rentrent chez eux avec leur fusil. Ce qui a plusieurs implications sociales et démocratiques essentielles :

  • L'Armée est toujours issue de la nation (c'est à dire non professionnelle) dans sa réalité, et l'on ne tire pas sur son frère ou sa mère qui pourrait se trouver dans une manifestation.
  • Le sentiment patriotique, sans être exacerbé ou chauviniste, reste maintenu dans la population. Or, le patriotisme est le ferment de l'unité d'un peuple. Et tout politicien craint un peuple unifié lorsqu'il s'agit de violer ses intérêts fondamentaux. Les politiciens suisses, pas forcément meilleurs que les nôtres, sont cependant plus vigilants à ne pas heurter de plein fouet la constitution et les acquis sociaux de leur peuple. Une prudence qui n'existe pas chez les salopards arrogants qui sont au pouvoir depuis trop longtemps désormais en France. Si notre peuple était intégralement armé et disposait du référendum révocatoire, notre oligarchie ferait-elle preuve d'autant d'impudence à notre égard ?
  • Les policiers et militaires de métier en Suisse, savent que leurs concitoyens savent manier aussi bien qu'eux les armes, et connaissent bien leurs droits en général. Sachant que les jeunes Suisses un peu trop indisciplinés auront eu la possibilité de réapprendre les règles de civisme fortement plébiscitées durant leur formation à l'état militaire ; qu'il n'y a pas de ghettos à Berne, Zurich ou Genève ; de flux de migrants ingérables aux portes du pays ; de problèmes de terrorisme à craindre ; de manifestations constantes à encadrer ; tout cela fait que la relation entre le peuple et ses institutions militaires et policières, est autrement plus pacifiée et intelligente qu'en France.
A ce titre, soutenir le rétablissement du service militaire, voire évoluer plus loin encore sur ce sujet, c'est une revendication politique que tout policier ou gendarme doit porter avec lui.

Evoquons désormais deux sujets politiques qui ont aussi un lien évident avec une réelle politique de sécurité publique réfléchie en amont :

La question sociale, et celle plus ou moins polémique de la légalisation du cannabis en France.

Déjà ci-avant, j'évoquais le fait que de la permanence de notre indépendance nationale, découle la capacité pour l'Etat de hisser la Société vers le plein emploi. Le peuple se doit d'être souverain sur ses rapports de commerce avec le reste du monde. Il doit aussi l'être sur l'émission, la ventilation et le taux de change de sa monnaie, ainsi que le contrôle public de ses industries les plus stratégiques. Nous devons avoir la maîtrise totale de notre politique agricole pour garantir notre indépendance alimentaire en toutes circonstances. C'est par la fiscalité douanière aux frontières, les taux de change et la planification industrielle selon des enjeux d'avenir qu'il convient d'anticiper pour l'Etat, que l'on pose les conditions préalables à l'essor de l'activité économique d'un pays.

Dans le cadre de notre rattachement à l'Union européenne, mais aussi notre adhésion aux termes édictés par les accords de l'OMC ou de l'OCDE, la France n'a plus le plein contrôle à son profit du commerce à ses frontières, ainsi que sur les flux de capitaux et le taux de change de sa monnaie.

Si notre pays se désindustrialise, voit le nombre de ses exploitations agricoles s'effondrer, et fabrique massivement de la misère sociale, cela est dû uniquement à la volonté politique des promoteurs de l'Union européenne et de « la mondialisation heureuse » en France. Ces gens sont des traîtres. Ils violent littéralement le titre premier de notre Constitution concernant le respect de la Souveraineté Nationale qui est imposé aux mandataires du peuple et partis politiques. Ils nous trahissent en livrant à des puissances étrangères, des pans entiers de nos industries de défense les plus sensibles, tout en dépeçant nos services publics en vue de les privatiser les uns après les autres. Notre pays, gouverné par des financiers et dont l'indépendance technologique et industrielle de défense est sous contrôle de puissances hostiles à la France selon les circonstances politiques du moment, est de facto incapable d'assurer la défense de son territoire en cas de guerre menaçant à ses frontières.

Je tiens ici à rappeler quelques actes de haute trahison qui auraient dû mener des dirigeants politiques en prison et une levée de bouclier de notre Etat-Major :

1997 : prise de contrôle sur Matra, fabriquant français de missiles, par l'allemand DASA et le britannique British aérospace

2000 : prise de contrôle de Thermodyn, fabriquant de turbines de propulsion de sous-marins nucléaire d'attaque français, par l'Américain General Electric

2001 : Fermeture de la Manufacture d'Armes de St Etienne qui fabriquait le fusil d'assault des militaires français, après le rachat de GIAT industrie, qui deviendra Nexter quelques années plus tard. GIAT industrie se défaussera aussi de son usine de fabrication de munitions du FAMAS au Mans au début des années 2000. La France dépend actuellement de fournisseurs étrangers pour ses propres munitions de combat.

2015 : prise de contrôle de Nexter, industrie spécialisée dans les technologies militaires en France, par l'armurier allemand Krauss-Maffei Wegmann. Cela avec le consentement de François Hollande et de son ministre des finances de l'époque : Emmanuel Macron

La même année, la branche énergie d'Alstom, qui construit les turbines de nos sous-marins lanceurs d'engins nucléaires, est cédée à Général Electric avec la complicité d'Emmanuel Macron et François Hollande

2018, l'ex-constructeur de navires et sous-marins militaires français DCNS, renommé Naval Group, a vocation selon Bruno Lemaire et Florence Parly, a devenir je cite « un Aibus de la Marine » où le secret défense français sur nos technologies militaires sera pleinement partagé par les Etats italiens, allemands, anglais ou américains.

J'interroge chacun des soldats français qui peuvent écouter mon message, quel que soit leur grade au sein de la grande muette : si la France devait être un jour embarquée dans une guerre contre l'Allemagne ou toutes autres puissances étrangères, comme cela s'est déroulé à plusieurs reprises par le passé, demanderions-nous à l'ennemi d'avoir l'obligeance de nous ravitailler en munitions, armes et pièces de rechange afin de pouvoir maintenir notre résistance militaire contre lui ?
J'affirme ici haut et fort que la livraison de pans entiers de notre indépendance industrielles sur nos technologies de défense, constitue un crime de haute trahison de la part des responsables politiques signant les décrêts et traités rédigés en ce sens. Je rappelle à ce titre que l'article 411-3 du Code Pénal sur la trahison dispose que :
« Le fait de livrer à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des matériels, constructions, équipements, installations, appareils affectés à la défense nationale, est puni de trente ans de détention criminelle ».
Si l'industrie de défense constitue en soi un pan de notre maîtrise technologique et de notre indépendance nationale, nombre d'industries dont la production est affectée à des besoins plus propres aux civils, sont tout aussi stratégiques pour la France. Qu'elles portent sur l'énergie, les télécommunications, le textile, les machines outils ou automobiles, l'électronique, l'agro-alimentaire, et que sais-je encore : toutes permettent à notre peuple de ne dépendre que de lui-même pour satisfaire à ses besoins. Lorsqu'une usine ferme parce qu'elle est délocalisée à l'étranger ou parce que ses coûts de production sont plus élevés que ceux existant ailleurs dans le monde, c'est outre un savoir-faire perdu, des centaines voire des milliers de gens qui viennent gonfler les chiffres du chomage. La misère est la mère de toutes les aliénations sociales. Que ce soit par les ravages de la dépression, l'alcoolisme, la drogue ou les désordres familiaux favorisant la délinquance de jeunes n'ayant plus de repères d'autorité au sein de leur foyer, la conséquence sociale de la fermeture d'une usine, ce sont les gendarmes et policiers qui l'assumeront parmi les premiers sur le long terme.
En 2017, il a été relevé dans vos propres procédures, plus de 223.000 atteintes aux personnes, c'est à dire des violences, pas simplement de petits larçins ne causant aucun traumatisme particulier. C'est un chiffre évidemment sous-évalué puisque la majorité des victimes de violences ne déposent pas nécessairement une plainte. Il est tout à fait pertinent de supposer qu'en vérité, c'est plus d'un million de nos concitoyens qui ont été victimes d'agression dans des ghettos de nos grandes agglomérations, ou encore dans les écoles, collèges, lycées et transports en commun.

Notre Société est extrêmement violente et cela est une volonté politique manifeste de nos mandataires, cela afin que le désordre qui en découle, maintienne l'attention des Français sur leurs problèmes quotidiens, plutôt que sur les trahisons et affaires de corruption de nos dirigeants politiques. Une Société reste bien plus aisée à contrôler pour les puissants, dès lors que cette dernière est divisée et soumise à toutes les déprédations sociales forgeant le foyer des guerres civiles futures.

Le bien-être social s'obtient non seulement par une politique économique qui soit favorable à l'intérêt national, mais aussi par des régulations migratoires drastiques, une Justice ferme et efficace, une politique d'urbanisme qui va à l'inverse de ghettoïsation d'un pays et une éducation par l'école, les médias et la conscription à une certaine dose de civisme entre les citoyens. Les policiers et gendarmes ne peuvent s'affranchir d'une réflexion à spectre large sur la question de la sûreté publique, et vous me pardonnerez cette fois-ci d'ajouter à cette logique une thématique plus polémique.

Au début du siècle dernier, le cannabis était considéré comme une plante médicinale. Ce qui est toujours le cas aujourd'hui du fait que ses principes actifs ont des effets reconnus contre la sclérose en plaque, certains cancers, l'insomnie et d'autres pathologies encore. A l'égal de l'alcool et du tabac, son usage est désormais purement récréatif, non sans excès il est vrai par une large partie de la population. Si l'on considère que le corps n'appartient à personne d'autre qu'au citoyen, alors la pénalisation de la consommation de drogues diverses et variées, n'a pas lieu d'être dès lors que celle-ci n'est pas associée à des comportement dangereux et anti-sociaux constatés.

Reste donc la question de la vente de tels produits. Si l'alcool et le tabac sont librement vendus dans des commerces parfaitement légaux, cela fait des décennies que le choix de nos mandataires politiques reste concentré sur la prohibition, quand bien même cela alimente de facto un marché noir et l'établissement d'une mafia dans les quartiers sensibles, qui avec le produit de sa vente, versera dans des traffics autrement plus dangereux comme celui des armes et des drogues dures. Si le cannabis était légalisé, cela signifie qu'il y'aurait une filière de production et de distribution qui serait mise en place par le gouvernement, avec des contrôles sanitaires sur la qualité des produits vendus, des taxes permettant d'abonder les caisses de sécurité sociale, et une politique de prévention des dérives comme celle existante pour l'alcool. Plus encore, cela aurait un effet non négligeable sur la sécurité publique, puisque nombre de petits dealers actuels, verraient leurs clients originels se détourner d'eux pour leur préférer la sérénité d'un marché devenu légal et contrôlé. Ainsi, les revendeurs qui agissent dans les quartiers difficiles seraient soumis à un choix simple :

Continuer leur activité de façon légale et se détacher de toutes activités criminelles concommitantes pour assurer leur tranquilité à l'égard des pouvoirs publics, ou maintenir leurs traffics illégaux par défiance à une autorité politique qui leur proposerait pourtant une porte de sortie à la délinquance.

Pour les policiers, gendarmes et magistrats, cela signifierait de toute façon une réduction sensible des procédures sur de telles affaires de trafic et plus de latitude pour concentrer leurs efforts contre les violences et les trafics d'armes et de drogue dure, entre autres. La question morale est sans intérêt dans cette réflexion, ou alors il s'agit de ne pas être hypocrite en considérant que si l'alcool et le tabac peuvent être vendus librement, il n'y aurait donc pas moins d'immoralité à rendre légale la vente de cannabis. Cette hypocrisie politique nourrit parmi bien d'autres agissements de nos mandataires, la défiance d'une bonne part de notre jeunesse qui comprend parfaitement que nos politiciens ne cherchent pas à pacifier la Société et résoudre avec pragmatisme ses problèmes, mais au contraire veillent à maintenir le charbon ardent de nos contradictions, notamment pour que vos services soient sans cesse occupés à gérer cette petite délinquance, plutôt que réellement assurer des missions garantissant notre sécurité à tous sur l'espace public.

Je ne puis que vous encourager à débattre de la question dans vos commissariats et brigades de gendarmerie.

Je souhaite conclure mon message par un appel à votre sentiment de devoir envers la nation. Je vous l'ai dis plus haut, nos mandataires nous trahissent. Que ce soit par la livraison d'industries de défense à des intérêts étrangers ; que ce soit par des guerres illégales menées notamment en Libye ou encore par le financement du terrorisme en Syrie, dont messieurs Hollande, Fabius, Le Drian et Emmanuel Macron se sont rendus complices.

De tels crimes ne peuvent rester impunis et il est hors de question de laisser notre pays entre les mains de véritables psychopathes qui outre vouloir démolir la France en tant qu'Etat-Nation, subventionnent le terrorisme et fomentent des agressions militaires totalement illégales au regard de notre Constitution, du Code Pénal et du Droit International, au point d'exacerber les tensions avec des puissances nucléaires telles que la Russie. L'intégrité de notre territoire et des personnes est menacée en France. Plus seulement par les couteaux des terroristes jouissant des facilités octroyées par nos dirigeants politiques, mais carrément par l'état de guerre ouverte avec la Russie, qui pourrait bien concourir à la destruction totale de villes comme Paris, Lyon ou Marseille dans le futur, cela sous un feu nucléaire que semble appeler de ses vœux, Emmanuel Macron.

Les usurpateurs qui siègent au gouvernement et à l'Elysée ont été sponsoriés par des intérêts prédateurs et étrangers. Et j'insiste encore, ces gens nous entraînent à la guerre.

Votre devoir à tous est de garantir l'intégrité territoriale et de nous prémunir contre la guerre. En outre, vous n'êtes pas désarmés juridiquement pour faire valoir à des magistrats que des politiciens se rendent coupables d'actes criminels.

A ce titre, et puisque l'actualité géopolitique se fait chaque jour plus brûlante et que c'est désormais la totalité de notre peuple qui est menacée du péril de la guerre, je vous appelle à mettre aux arrêts Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Jean-Yves Le Drian, Florence Parly, ainsi que tous les diplomates et militaires de haut rang qui voudraient entraver votre action pour défendre notre peuple et rétablir la sûreté et l'ordre républicain sur notre territoire.

Je vous appelle à faire preuve de courage et à ne plus répondre des ordres de toute autorité politique qui n'émane pas expressément d'un renouvellement électoral qui soit libre et non faussé.

Le peuple français vous regarde et remet son existence à vos propres consciences et à votre sens du devoir. Vous êtes notre dernier rempart, ne l'oubliez jamais.

mercredi 28 février 2018

Le jour où la Révolution a échoué à cause d'une mauvaise communication

Suite à mon appel à la mobilisation devant la Maison de la Radio pour le 4 Mai prochain dans un enregistrement vidéo à ces fins, un certain nombre de commentaires ont relevé mes lacunes dans la communication, du fait de séquences pouvant refréner certains participants potentiels, ou parce que je ne m'exprime pas dans certains médias alternatifs pour amplifier la visibilité de l'événement. Je compte donc ici communiquer sur la question même de la communication et de mon rapport à cet exercice. 

Nous disposons tous de certains talents ou appétences pour certaines disciplines dans la vie. Et nous pouvons être médiocres et/ou désintéressés par d'autres. Pour ma part, si j'aime écrire du fait que cela me permet d'ordonner mes propres méditations au-travers du verbe, je répugne très clairement à communiquer sous forme de monologues sur des supports vidéo ou audio. Ce n'est que parce que je me dois de le faire que je m'y oblige, tout en sachant bien que d'autres feraient bien mieux que moi en la matière. Mais ces autres qui disposent de ces talents certains, communiquent au profit de leurs idées, beaucoup plus rarement pour celles qui ne sont pas les leurs, et encore moins celles auxquelles ils ne croient tout simplement pas. 

Par pudeur, je n'aime guère solliciter celles et ceux qui seraient les plus à même de m'aider à faire entendre mon appel à la révolution. Cela m'arrive toutefois car il faut bien essayer, mais si cela reste sans suite, je n'insiste pas. Je suis donc obligé de composer avec mes moyens et les formes qui sont les miennes pour malgré tout faire entendre à qui le veut bien mon message.

Prenons un exemple tout à fait parlant. Dans la vidéo que j'ai publiée, j'évoque pour introduire le sujet, le problème général de la corruption des médias, avant de faire part des informations propres au rassemblement auquel j'appelle, les revendications, puis je conclue par deux séquences où j'évoque des personnalités censurées par les médias via quelques photos illustrant mon propos, et enfin un extrait vidéo où l'une de ces personnalités (François Asselineau) s'indigne de la censure qu'il subit.


En découle alors deux types de commentaires : le premier m'avertit que ce choix de séquence finale va me couper du soutien des militants de la France Insoumise qui y verront une forme de partisanerie dissimulée, le second me rappelle que nombre de militants de l'UPR seront insensibles à cet appel car ils ne supportent pas mon regard critique sur le fonctionnement de leur parti. Dans les deux cas donc, des gens qui sont censés se battre pour des idées et être globalement sensibles aux revendications exprimées, refuseront de se mobiliser les uns parce qu'ils verront apparaître une personnalité politique d'une autre chapelle que la leur pour illustrer le problème de la censure, les autres parce que je ne fais pas oeuvre de communion sur les choix militants opérés par leur chef. Dans tout cela, ce qui reste superbement ignoré, ce sont les idées. C'est la raison même pour laquelle je considère que la partisanerie est une forme de religiosité abolissant la logique initiale de l'engagement militant, soit se battre pour une cause, non pour une chapelle. Dans ce cadre, dois-je ciseler ma communication en fonction de ce qui peut contenter tout le monde ? Eh bien je m'y refuse. Je communique sur des idées, des projets de mobilisation civique essentiels à notre libération nationale, et si des témoins de Jéhovah de toutes obédiences partisanes sont chagrinés des choix que je fais pour illustrer un problème dénoncé, ça n'est pas mon problème. C'est le leur.

C'est d'ailleurs pour cette raison que je ne compte pas vraiment sur le soutien des partisans de la France Insoumise, de l'UPR ou d'autres formations politiques vent debout contre l'oligarchie au pouvoir, car je ne connais que trop bien la psychologie d'une bonne part de ces militants. Si ça n'est pas leur chef qui les appelle à se mobiliser, aucune initiative extérieure à leur parti ne trouvera de grâce à leurs yeux.

Vient donc ensuite la question de la promotion dans les médias alternatifs. Il ne faut pas croire que je n'ai pas démarché depuis des mois quelques youtubeurs, intellectuels ou journalistes alternatifs pour venir expliquer le projet global et les revendications, ou mieux encore, les laisser s'en charger. La plupart des youtubeurs ou médias alternatifs qui m'ont été cités, connaissent parfaitement mon appel à faire le Siège de la Maison de la Radio. Dès lors, et cela parce que je ne veux pas harceler qui que ce soit, je préfère encore que ces derniers m'invitent à me faire entendre via leur propre canal pour disposer d'un supplément d'auditoire, plutôt que quémander jusqu'à l'indignité leur aide. D'autant que si j'exècre les monologues, je suis nettement plus à l'aise lorsqu'il s'agit d'expliquer mes points de vue au-travers d'un échange où je peux rebondir sur une question ou un commentaire. Quiconque fera quelques recherches sur des émissions de radio ou autres auxquelles j'ai participé, s'en rendra compte.

Donc comment pour celles et ceux qui sont totalement en phase avec mon appel, réussir une communication efficace s'il semble évident que mes seules ressources seront insuffisantes ?

C'est bien simple, je ne peux compter que sur vous. Vous avez été des centaines à partager mon appel à assiéger la Maison de la Radio, mais pratiquement aucun d'entre vous n'a songé à communiquer le lien vers l'événement facebook (pourtant essentiel pour nous comptabiliser), ni même d'ailleurs à s'y inscrire. 

INSCRIPTION VERS L’ÉVÉNEMENT

Vous disposez tous d'un smartphone ou d'un quelconque micro sur votre ordinateur pour enregistrer votre propre soutien, mais personne ne songe à se livrer à l'exercice. Pourtant, la communication vidéo est toujours plus virale que la communication écrite. Et si nous étions ne serait-ce qu'une petite centaine à prendre 5 minutes de notre temps à diffuser le message par le support vidéo en évoquant nos raisons personnelles de soutenir une telle démarche, cela générerait un bruit de fond sur la toile qui serait tout à fait favorable à la promotion de l'événement. Je ne suis pas un bon communicant, je ne le serai jamais et je détesterai toujours l'exercice. Et c'est sans doute votre cas. En revanche, plusieurs centaines de très mauvais communicants qui communiquent malgré tout sur un même appel à la mobilisation, cela peut palier à cette difficulté à nous faire entendre.

Le rôle que je m'assigne est en vérité minime. A savoir déclarer en préfecture les lieux et dates de manifestation, et constituer quelques jours avant l'événement proprement dit, des équipes qui seront là pour assurer la sécurité, la promotion des revendications face aux journalistes, l'animation de la scène pour que chacun puisse s'exprimer à la tribune, etc. Mais je ne peux pas assurer tous les rôles à la fois, j'ai mes propres limites humaines dans un tel exercice collectif. Dans notre pays, nous avons un peu trop tendance à croire qu'un "sauveur" pourrait tout changer à lui-seul. Emmanuel Todd évoquait dans un ouvrage une France peuplée de catholiques zombies. Je suis assez d'accord avec lui, nous avons un rapport très christique avec l'autorité et la politique en général. Eh bien je ne suis rien de tout cela. Vous pouvez comptez sur moi pour un certain nombre de tâches, mais sachez que je compte sur vous en retour pour tout ce qu'il m'est impossible de faire seul, c'est à dire pratiquement tout.

En conclusion, la communication est affaire de tous. Elle ne peut reposer uniquement sur moi, et ce serait d'ailleurs courir à l'échec que d'espérer que je sois le plus à même de réussir seul cet exercice. Je renouvelle malgré tout mon appel à ceux qui ont un certain talent ou qui se sont forgé un large auditoire par leur travail ou leurs réflexions intellectuelles, à soutenir ce projet de mobilisation. Notre Liberté tient de nous tous, je ne suis qu'un maillon parmi des millions d'autres.

lundi 26 février 2018

Des raisons politiques légitimant la Révolution

Dans une précédente publication sur format vidéo où j'appelais à entamer un rapport de force à partir du 4 Mai prochain sous les fenêtres de la Maison de la Radio, l'une des revendications que je formulais portait sur la destitution d'Emmanuel Macron. Très succinctement, je donnais trois arguments motivant celle-ci. Deux portaient sur des crimes que l'on peut lui reprocher et une autre était plus "politique". Je compte éluder ici une fastidieuse démonstration juridique sur le crime de haute trahison et de financement du terrorisme que j'évoquais, pour me concentrer sur le motif le plus essentiel, à savoir l'usurpation de son mandat présidentiel. Plus précisément, je vais tenter de démontrer pourquoi il est souhaitable de destituer Emmanuel Macron, indépendamment des considérations morales, juridiques et politiques qui sous-tendent à son illégitimité à gouverner la France.

L'argument moral et politique est donc l'usurpation de sa fonction. Et comme justification simple, il suffit de nous rappeler de quelle propagande médiatique a jouit cet homme pour s'assurer que la part de notre peuple la plus bête et suiviste, le propulse au pouvoir. Si je me permet ce jugement très dur sur l'électorat d'Emmanuel Macron, je me le permet d'autant plus que c'est une couche sociologique qui se bornera à subir notre révolution et n'a pas la culture politique et militante suffisante pour réussir une contre-révolution. L'opposition, comme à chaque élection a été sous-médiatisée et diffamée. Il y avait deux véritables opposants à écouter durant cette campagne électorale, à savoir Jacques Cheminade et François Asselineau. Tous deux censurés depuis des années par l'oligarchie politico-médiatique là où les contestataires de façade comme Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, ont toujours bénéficié d'une médiatisation minimum. Cela car l'oligarchie est rassurée par leurs considérations plus que clivantes sur certains sujets polémiques. Ni Mme Le Pen, ni M. Mélenchon ne sont à même de fédérer les Français du fait que malgré leurs points d'accord sur ce qui peut relever de l'intérêt général, ils se livrent une guerre idéologique sur des sujets secondaires, cela au plus grand profit de l'establishment politico-médiatique voyant son horizon dégagé de toute entrave à son pouvoir d'influence, grâce à une opposition populaire qui se déchire entre elle. Cela fait des décennies que ce jeu de dupes se poursuit, et cela continuera encore jusqu'à ce que la France soit définitivement démembrée et ingurgitée par un super Etat européen en construction.

Comme pour Nicolas Sarkozy et François Hollande, cette élection nous a donc été volée, puisque les opposants politiques les plus sérieux sont censurés et que les Français ne peuvent entendre un discours politique qui soit clair, fédérateur et à l'antithèse de la doxa mondialiste et libérale, et ignorent donc quel crédit ils peuvent apporter à des opposants rangés au statut de "petits candidats".

Cela s'appelle de la manipulation de l'opinion publique, et dans ce cadre, cela s'apparente à un vice démocratique certain sur les élections présidentielles. Ceux qui sont élus à la tête du pays, ne sont en rien légitimes, ils sont sponsorisés et accèdent à la fonction suprême par une forme de triche rendue légale par l'absence de lois contraignantes sur la médiatisation des opinions et personnalités politiques sur le service public de l'information, voire carrément par un cadre juridique très protecteur pour la propagande au profit des félons de la République. En témoigne la récente loi Urvoas sur la pseudo équité de temps parole entre les candidats à la présidentielle, qui ruine un peu plus encore le droit à un maigre espace médiatique des opposants à l'oligarchie.

En disant cela, je n'apprends rien à personne et je ne fais que ressasser un scandale démocratique que nous connaissons tous. Mais c'est un scandale qui dure tout de même depuis plusieurs décennies et auquel nous nous sommes à ce point habitués, que nous considérons que cela s'inscrit dans une certaine normalité à laquelle il faut bien consentir. Un syndrome de Stockholm se jouant sur plusieurs dizaines de millions de Français en somme. 

Je dis souvent que je suis l'un des rares révolutionnaires de ce pays, au plus grand agacement de nombre de militants politiques, qui voient dans mon discours une forme de prétention ou d'arrogance. Ça n'est pourtant pas le cas, et il me faut à nouveau poser une définition simple de ce qu'est dans les faits une révolution politique pour bien comprendre pourquoi je prétends être révolutionnaire :

Une révolution est une crise politique générée par une minorité agissante, conduisant à l'éviction d'une représentation politique contestée, cela par la destitution du chef d'Etat du pays concerné. L'oligarchie évincée à sa suite n'est qu'une conséquence de l'épuration qui découle de sa destitution.

En affirmant être révolutionnaire, je m'inscris donc dans la logique politique définie ci-avant. Rien de plus. La difficulté étant pour des gens de mon espèce, que peu importe les arguments juridiques, moraux ou politiques qui sous-tendent à notre révolte, nous sommes totalement marginaux face à une population qui est rendue apathique et asservie à une tyrannie qui a systématisé son usurpation continue du pouvoir. Le pire étant que même parmi les militants politiques se disant opposés à l'oligarchie en place, une écrasante majorité consent à ce qui fait système du fait d'un ordre juridique et constitutionnel établi en ce sens. Les révolutionnaires ne sont donc pas seulement minoritaires au sein d'une population générale, mais aussi au sein même des réseaux politiques dans lesquels ils sont inscrits.

J'en suis parfaitement conscient, mais ça n'est pas parce que l'écrasante majorité de mes semblables consent à accepter un scandale démocratique et social au long cours du fait que cela fasse système tant dans les lois que dans les pratiques politico-médiatiques de l'oligarchie, que pour ma part, j'accepte d'abolir ma propre part de discernement et me voiler la face sur la réalité des choses. Ce qui est scandaleux reste scandaleux. Ce qui est immoral reste immoral. Aucun argument juridique, constitutionnel ou même de sage communication ne peut altérer ma salubrité d'esprit et la logique intellectuelle qui en découle. Ce n'est pas parce que la majorité consent à son asservissement, que ce que je pense et défend s'éloigne de la vérité. D'ailleurs, que ce soit dans les sciences ou les considérations politiques, la majorité des avancées ont été permises par des gens qui défendaient leur point de vue contre la majorité de leurs contemporains durant des années. Car le temps de l'acceptation de toute vérité est long, terriblement long. Je ne souffre pas du syndrome de Stockholm et que l'on me pardonne donc de considérer que si le pouvoir est usurpé par des traîtres à la nation, qu'il soit par conséquent pertinent et même vital pour cette dernière de faire saisine de son droit de résistance.

Une fois la logique mentale et démocratique de la révolution définie, poursuivons désormais sur la logique plus politique s'articulant autour de revendications n'ayant plus rien à voir avec l'oligarchie à évincer, mais avec les mesures à prendre pour restaurer l'Etat et sa mission d'intérêt général. Parmi les revendications délivrées dans mon appel, j'ai évoqué la sortie de l'OTAN, de l'UE et l'euro, l'institution d'un processus constituant, et du temps d'antenne accordé à notre opposition politique pour expliquer aux Français avec tout le temps qui nous sera nécessaire, la logique de nos revendications. Il va de soi que si nous défendons les seules revendications politiques actuelles, sans exiger la révocation d'Emmanuel Macron, nous irons droit dans le mur. Des réformes politiques sont conduites par des femmes et hommes au pouvoir, non par des opposants qui n'ont aucun mandat particulier pour les mener à bien. En sachant qu'Emmanuel Macron et la cohorte de félons avec qui il est partie liée, se refuseront de toute façon à accepter nos revendications, nous n'avons pas le choix que d'évincer ces fripouilles pour installer au gouvernement et même au parlement, notre propre représentation politique. Tout vide sanitaire appelle à un renouvellement du personnel politique. 

Ce qui effraie beaucoup de gens dans nos réseaux, c'est l'absence de visibilité sur les suites d'une révolution politique ayant entraîné l'éviction d'une oligarchie qui nous assujettissait jusque là. Il n'y a pourtant aucune raison d'être craintif, car quand bien même nous n'aurions pas prévu de gouvernement provisoire à instituer, la Constitution et le succès politique des insurgés fera le reste :

1) En cas de vacance de la présidence de la République, l'article 7 de la Constitution dispose que le président du Sénat reprend la main, le temps d'organiser de nouvelles élections présidentielles. C'est donc durant cette transition, que forts de leur succès politique, les insurgés trouveront le temps d'investir des candidats à l'élection présidentielle à venir, ainsi qu'aux élections législatives qui suivront. 

2) La Constitution ne dit rien sur les ministres et le premier ministre en cas de vacance de la présidence de la République. Si Emmanuel Macron est destitué du fait d'une révolution réussie, il est totalement improbable que les insurgés souhaitent maintenir Edouard Philippe et son gouvernement. Le président du Sénat pour sa part (actuellement Gérard Larcher) sera sous pression. La seule ambition de ce dernier sera de pouvoir se retirer dignement après son court mandat présidentiel opéré, cela sans être inquiété par la vague d'épuration découlant de la Révolution proprement dite. Ce qui signifie donc que si les insurgés lui imposent un premier ministre et un gouvernement au complet, son intérêt sera de ne pas s'y opposer pour rester dans les bonnes grâces des révolutionnaires.

3) Nous pouvons aisément nous mettre d'accord sur une représentation politique provisoire. Mais cela au-travers d'un exercice totalement inédit en France et le plus simple pour moi, reste de l'expliquer par l'exemple. Je vais donc vous proposer un gouvernement de transition en nommant pour chaque ministère, des personnalités que je considère comme les plus à même de nous fédérer. Et c'est parce que vous ne serez pas forcément d'accord sur toutes les personnalités citées, qu'il conviendra dans le cadre d'assemblées populaires instituées directement sur nos lieux de rassemblement, de proposer d'autres ministrables, et que nous votions tous pour trancher nos choix. Voici donc quel gouvernement idéal j'ai en tête :

Premier Ministre : Marie France Garaud
Ministre de l'Intérieur : Alexandre Langlois
Ministre de la Défense : Régis Chamagne
Ministre des Affaires étrangères : François Asselineau
Ministre de la Justice : Philippe Pascot

Ministre de l'Economie et des Finances : Jacques Sapir
Ministre de l'Industrie : Jacques Cheminade
Ministre de l'Agriculture : Lydia Bourguignon
Ministre du Budget : Jacques Nikonoff
Ministre des Affaires Sociales : Bernard Friot

Ministre de la Santé : Henri Joyeux
Ministre de l'Education : Franck Lepage
Ministre de la Culture : Alexandre Astier

Secrétariat d'Etat à la Constituante : Etienne Chouard

Les seuls ministères sur lesquels je manque de références sont très clairement celui de l'Outre-Mer et de la pêche. Et j'en appelle à nos compatriotes connaissant des intellectuels ou personnalités politiques bien au fait de ces thématiques, à proposer quelques noms.

Toujours est-il que je ne vous ai évoqué aucun programme politique, si ce n'est les revendications portant sur la restauration de notre indépendance nationale et d'établissement d'un processus constituant. Cependant, en proposant une représentation politique qui puisse assurer une transition au sein d'un gouvernement provisoire, je propose se faisant une coloration politique particulière sur des réformes tout azimut à produire dans le futur. Par ailleurs, les personnalités que je cite sont fiables. Cela fait des années qu'elles font de la pédagogie au peuple sur des sujets divers et variés, la majorité d'entre elles n'ont pas de position partisane ou d'ambitions politiques affichées, et toutes sont expérimentées et volontaristes à changer les choses pour le mieux.

Ce que notre dissidence doit réussir à faire pour se projeter dans l'après-révolution, c'est organiser le plébiscite de son gouvernement idéal. Et il y'a urgence en la matière, ce qui est le dernier argument favorable à la Révolution.

En effet, cela fait des décennies que de gouvernement en gouvernement, les irresponsables politiques dont nous avons écopé nous envoient dans le mur écologique, social et démocratique. Nous avons peu de temps pour prévenir les crises énergétiques, financières et alimentaires qui en découleront. Nous ne devons pas seulement reprendre le pouvoir pour rétablir la Souveraineté du peuple sur notre pays, mais aussi pour planifier une relance industrielle et agricole qui anticipe les crises majeures que nous aurons plus que prochainement à encaisser. Nous n'avons pas le temps d'attendre qu'une élection présidentielle nous permette de placer un candidat à la fois fédérateur et réformateur au pouvoir, d'autant que comme évoqué plus haut, nous savons pertinemment que les élections ne sont point libres et non faussées. Comme en 2007, en 2012 et en 2017, les élections de 2022 et les suivantes, seront monopolisées par un même establishment politico-médiatique et nous n'aurons encore que nos yeux pour pleurer. Dans l'attente, la forge de la précarité sociale, des guerres de basse intensité et la démolition de la France se poursuivra jusqu'à ce que le mur du pétrole ou de la finance siffle la fin de la partie, non sans mettre au tapis tout un pan de notre population.

Patienter dans l'espoir qu'une élection change la donne, est un suicide à petit feu. Agir par une insurrection populaire méticuleusement planifiée, qui se veut stratégique et pacifique dans ses fondements, c'est nous donner quelques chances d'éviter le pire qui reste encore à venir.

Alors bien évidemment, en exigeant la destitution d'Emmanuel Macron et malgré tous les arguments que je viens d'expliciter, il se trouvera toujours des militants politiques pour contester cette revendication jugée comme trop radicale. Mais qu'importe, dans un rapport de force, on exige le plus en sachant pertinemment que l'on obtiendra un succès partiel ou total en fonction de la puissance de la mobilisation. Ce qui signifie que cette revendication ne doit pas être un frein, mais au contraire un encouragement pour obtenir un succès à minima sur les autres revendications politiques, d'une façon ou d'une autre.

Raison pour laquelle je vous appelle à cesser de légitimer les fripouilles au pouvoir et chercher des artifices intellectuels pour les laisser libres d'agir à leur guise contre nos intérêts fondamentaux. Ces gens sont des traîtres à la patrie, ils ne gouvernent que parce que nous consentons à reconnaître la validité d'élections truquées, et il serait temps que nous nous rappelions que dans l'Histoire de France, ce sont des minorités agissantes qui à plusieurs reprises, ont changé le destin de notre peuple. La meilleure reconnaissance que nous pouvons avoir pour nos aïeux, ça n'est pas de louer leurs efforts et parfois le don de leur vie pour faire advenir des progrès sociaux et démocratiques substantiels, c'est de nous montrer dignes d'eux en reproduisant ce qu'ils ont réussi avec un tant soit peu de courage et de lucidité.