mardi 20 janvier 2015

Lettre à Nicolas Sarkozy

Mon petit Nicolas,

Je t'écris par ce que je souhaite répondre à ton désir le plus ardent et constant dans ta vie : exister dans la conscience des gens. En bien, en mal, c'est sans importance ! Ce qui compte, c'est que l'on ne voit que toi !

J'imagine que ton retrait (pas bien long) de la vie politique a dû être un supplice pour toi. Pas de caméras, pas de micro, plus aucun pouvoir et même le botox tuméfiant le visage de ta femme a dû te faire sentir terriblement seul et abandonné durant ces deux dernières années !

Heureusement, il y avait les conférences très chèrement payées par des grands banquiers internationaux où tu venais leur expliquer comment on démantèle un pays pour installer un « Nouvel Ordre Mondial », qui te permettaient de maintenir un semblant de vie sociale.

Aujourd'hui, tu n'en peux plus, et nous le savons bien. Tu aimerais bien que Nunuche, cette chose informe ayant moins de charisme qu'une huître ayant malgré tout réussit l'exploit de t'éjecter de l’Élysée, soit à son tour foutu à la porte par des parlementaires réunis en Haute Cour de la République, afin de venir briller devant les caméras et te positionner comme le sauveur de la France.

Le problème mon petit Nicolas, c'est que plus les années passent, plus les Français les plus âgés à qui l'on avait réussi à faire avaler que tu étais un autre De Gaulle, passent l'arme à gauche. Bien sûr, il te reste toujours les Soixante-huitards ayant une haine viscérale de la France à l'égale de la tienne. Mais eux-mêmes désormais s'amoindrissent dans la pyramide des âges et les gens ayant connu ne serait-ce qu'un petit bout des trente glorieuses et lobotomisés par la boite à propagande, ne te seront plus d'aucun secours électoral.

Ne te restent donc que les Français ayant une mémoire de poisson rouge et ayant déjà oublié la forfaiture de Lisbonne, la réintégration dans le commandement de l'OTAN de la France, le massacre Libyen, le putsch en Côte d'Ivoire ou encore le M.E.S pour éventuellement te suivre. Et autant te le dire, avec l’avènement d'internet, il y a désormais plus de gens qui rêvent de te voir traîné jusqu'au Tribunal de Lahaye pour crimes contre l'Humanité, que de Charlots prêts à te soutenir.

Les jeunesses Sarkoziennes n'y pourront rien changer, la majorité des Français ne grandissent pas dans les beaux quartiers de Neuilly.

En clair mon petit Nicolas, quand bien même tu t'es agité avec d'autres bouchers ou tyrans internationaux dans une petite sauterie organisée le 11 janvier dernier suite au rodéo meurtrier des frères Kouachi et ton grand copain Amedy Coulibaly, tu n'as dupé personne. En revanche, tu nous as bien fait rire de ton indignité à seule fin d'être au premier rang des salauds.

Aussi mon petit Nicolas, en attendant qu'arrive la Révolution nous permettant de te faire payer chèrement tes crimes de sang en Afrique et la trahison de Lisbonne, je souhaitais te rappeler au bon souvenir des Français qui malgré la censure et la propagande, colportent jour après jour à leurs concitoyens la nécessité de sortir de l'U.E et de l'OTAN, et décrochent les drapeaux de ton « Nouvel Ordre Mondial » de l'espace public. Je te fais cadeau de l'un de ses torchons décrochés, tu n'auras qu'à le donner à tes Suzerains Américains ou l'accrocher sur ton bureau. De notre côté, nous les trouvons moches et savons leur parfaite illégitimité sur le territoire national.

Des bisous !

Sylvain Baron


pour les Décrocheurs

-----------------------------------------------------------

Vous aussi écrivez à Nicolas Sarkozy, à l'adresse suivante :


77, rue de Miromesnil

75008 Paris

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Quelque chose à ajouter ?